De ravissants côteaux, allant en s’étageant,Protègent des vents nord et de l’âpre froidureQuatre à cinq cents maisons sises près de la Cure,Qui s’étale à leurs pieds comme un miroir d’argent.Là vivent bien d’accord, presque sans indigent,Des fruits que le commerce ou le travail procure,De paisibles ruraux, francs de cœur par nature,D’un esprit un peu fier, mais d’accueil engageant.Tout ce que le moderne a de plus confortableExiste en ce séjour et le rend agréable :Lumière, eaux, gare, port… puis chef lieu de canton.Quelle est, me direz vous, cette petite villeQui joint, si justement, le charmant à l’utile ?Vous le voulez savoir ? Eh bien ! c’est Vermenton.
Jean Jules Rousseau, le boulanger-poète Vermentonnais, est né à Auxerre en décembre 1857 et mort à Vermenton en décembre 1913. Il a composé également « La Fée de Vermenton », poésie dédiée aux vignerons de Vermenton et imprimée en 1896 par A.Gallot à Auxerre.